Stratégie prospective

Pour Katja Krüger, nouvelle présidente de Tempo Territorial ” Donnons le tempo pour 2017 !”

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L’association Tempo Territorial, réseau national des acteurs des politiques temporelles, a réuni son assemblée générale le 14 février 2017. Nouvelle présidente, nouveau bureau, lancement de nouveaux chantiers de travail : l’occasion de faire un point d’étape avec Katja Krüger, adjointe à la Maire de Rennes déléguée à la petite enfance et aux temps de la ville, qui assure désormais la présidence du réseau.

Pour quelle raisons avez-vous choisi d’assurer la présidence de l’association ? Que représente ce poste pour vous ?

KK : « Tout en m’inscrivant dans la continuité de l’ancien président, il me semble important que la présidence du réseau soit assurée par un élu, une élue qui plus est, notamment pour assurer un rôle de représentation et nouer des partenariats avec différents acteurs institutionnels. Le réseau s’adresse aussi bien aux élus, aux services des collectivités, qu’aux chercheurs, organismes ou associations ».

Quels sont vos projets ou ambitions pour l’association ? Qu’est-ce qui vous tient à cœur ?

KK : «  Mon souhait est que le réseau continue à être un lieu de ressources et d’accompagnement pour toutes les structures intéressées par la mise en place de politique temporelles. Nous avons également un rôle à assurer pour être en veille sur l’actualité et mobiliser notre capacité d’analyse et d’interpellation sur les questions temporelles : l’aménagement des temps à l’échelle collective est un réel levier pour lutter contre les inégalités face au temps ».

Quelle place la ville de Rennes a-t-elle occupé dans l’association jusqu’à présent ?  

KK : «  Rennes est membre de Tempo territorial depuis sa création en 2004, et fait partie des premiers territoires français, après Poitiers et Saint-Denis, à avoir mis en place un Bureau des temps. Sous l’impulsion de son maire Edmond Hervé, auteur du rapport parlementaire sur le temps des Villes en 2001, le Bureau des temps rennais, créé en 2002, s’est d’abord intéressé aux questions d’égalité femmes – hommes à travers le prisme du temps, et a notamment mis en place le travail en journée des agents d’entretien de la ville, action phare qui continue à inspirer de nouveaux acteurs. Entre temps, les thématiques de travail du bureau des temps rennais se sont diversifiées : adaptation des horaires d’ouverture des services publics en lien avec l’évolution des modes de vie, décalage des horaires universitaires pour désengorger le métro en heure de pointe, approche temporelle de l’urbanisme… Aujourd’hui mutualisé entre la ville et la métropole, le bureau des temps rennais a gagné en visibilité et en légitimité pour accompagner les élus et les services sur la dimension temporelle de leurs compétences ».

Quelles sont les évolutions majeures en matière de gouvernance à Tempo ?

KK : Le bureau de Tempo Territorial a été en partie renouvelé. Il est le reflet de l’équilibre, qui existe au sein du réseau, entre les différents statuts de ses membres (élus locaux, services, chercheurs…). Après 9 ans passés à la présidence du réseau, Dominique Royoux poursuivra son engagement en tant que Vice-Président. En voici le détail :

Secrétaire : Reine Marcelis (Synergie Wallonie)

Secrétaire adjointe : Lucie Verchère (Métropole de Lyon)

Trésorière : Chantal Trowborst (ville de Dijon)

Trésorier adjoint : Thomas Lefetz (Métropole européenne de Lille)

Vice-présidences :

  • Dominique Royoux (Université de Poitiers)
  • Jean-Yves Boulin (Université Paris Dauphine)
  • Eric Schultz (Eurométropole de Strasbourg)
  • Patrice Vuidel (Atemis)
  • Patrick Vassallo (Ville de Saint-Denis)

Ces changements impactent-ils les activités du Réseau ? Quels sont les principaux projets à venir ? Ont-ils évolué ?

KK : « Nous voudrions suivre cet axe fort « Donnons le tempo pour 2017 ! ». Après une année 2016 marquée par des chantiers sur l’égalité femmes hommes à travers le prisme du temps, thématique des Temporelles organisées en novembre 2016 à Namur, sur l’aménagement et le temps, avec la production d’un guide pratique et l’organisation d’un séminaire sur le sujet, et sur la réduction du temps de travail, avec l’organisation de deux mardis de tempo consacrés à cette thématique, 2017 sera également une année riche en perspectives.

Nous lançons deux nouveaux groupes de travail au sein du réseau, l’un sur le télétravail ou travail nomade, l’autre sur Temps et mobilités autour notamment de la question des heures de pointes et des horaires de déplacements. Ces groupes visent avant tout à permettre l’échange de pratiques entres les participants, et pourront donner lieu à des temps forts et des productions écrites.

Par ailleurs, les Temporelles 2017, temps fort annuel du réseau, seront accueillies à la métropole européenne de Lille sur la question du temps et des frontières : frontières physiques, et leurs incidences sur les rythmes de vie, mais aussi frontières entre temps libre et temps de travail, et frontières symboliques et sociales autour des inégalités de notre rapport au temps. Nous poursuivrons nos actions pour accompagner de nouveaux territoires et organismes intéressés par les politiques temporelles, notamment par le biais de formations et d’échanges d’expériences, et pour être plus visibles et réactifs sur les sujets d’actualité, par une veille et une communication renforcée.

Bref !  Donnons le tempo pour 2017 ! 

 

A propos de l'auteur

Lucie Verchère

Lucie Verchère

Psychologue de formation, Lucie Verchère s'est spécialisée dans les « temps des villes » dès 1998 avec un axe majeur de travail sur les questions de « temps et mobilité ».
Depuis 2003, elle est chargée de mission « temps et services innovants » à la Métropole de Lyon.

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