Mobilité

Récompenser les automobilistes qui ne roulent pas aux heures de pointe

Rotterdam, la 8e ville la plus embouteillée au monde, a réussi, depuis 2009, à réduire de presque 10 % son trafic routier en incitant les automobilistes à éviter les heures de pointe.

Comment ?
Grâce à une incitation financière. Des caméras repèrent les plaques d’immatriculation des véhicules habitués de l’axe à fluidifier. On propose ensuite à l’automobiliste de participer au programme : chaque fois qu’il n’empruntera pas ce trajet problématique aux heures de pointe (soit après 9h30 ou avant 15h30), il percevra entre 3 et 8 €. «Pour réduire le trafic de 6 à 8 %, on recrute ainsi 12 000 participants, calcule Egis. On retire finalement assez peu de véhicules pour retrouver la fluidité.» De quoi inciter les habitués à emprunter les transports en commun, décaler leurs horaires ou se mettre au télétravail. «La philosophie est vraiment de modifier les comportements. Au bout d’un an, quand la récompense s’arrête, 85 % des participants conservent les bonnes habitudes.»

Grâce à ce dispositif, le temps de trajet a été réduit de 27 % à Rotterdam pendant ces fameuses heures pointe.

Plusieurs collectivités françaises sont en train ou comptent expérimenter des dispositifs équivalents :

  • Expérimentation en avril et mai  2017 dans le secteur du Trapèze, à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine) lancé par la Société du Grand Paris pour désengorger la circulation autour des chantiers des futures gares»
  • La Métropole Lilloise étudie actuellement une dispositif similaire. Sur la base du volontariat, les automobilistes de la métropole lilloise, mais aussi de Dunkerque ou de Valenciennes, s’engageront pour une durée de 18 mois à ne pas rouler aux heures de pointe. Ce bonus éco-mobilité coûtera 13 millions d’euros.

A propos de l'auteur

Chrystelle Amblard

Chrystelle Amblard

De formation ingénieur, Chrystelle Amblard travaille pendant 7 ans dans l'industrie avant de se reconvertir en 2001 dans les politiques temporelles. Elle intègre le bureau des temps de la Ville de Paris, lors de sa création en 2002, où elle exerce 4 ans en tant que chef de projet. En 2006, elle prend la responsabilité de la mission « temps et territoire » de Montpellier Méditerranée Métropole lors de sa création.

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