Les 4 et 5 novembre prochain, se dérouleront à Rennes, les #temporelles2026, sur le thème “et si le temps devenait un levier pour vous territoires”, organisées par Rennes Metropole, le réseau Tempo et le réseau européen des temps. A cette occasion, nous vous proposons une série d’articles en lien avec les thématiques qui seront traitées lors de ces 2 journées.
RV avec Alexandre Monnin
Alexandre Monnin est philosophe et enseignant-chercheur, co-initiateur du courant de la redirection écologique. Par le passé, il a été directeur scientifique du POPSU de la métropole Nice Côte d’Azur, a co-fondé et dirigé le MSc « Strategy & Design for the Anthropocene », a été chercheur chez Inria (2014-2017), junior à fellow l’IKKM (Université du Bauhaus, 2013) et responsable recherche Web à l’Institut de Recherche et d’Innovation du Centre Pompidou (2010-2013).
Docteur en philosophie de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, sa thèse a porté sur la philosophie et l’architecture du Web. Il est l’un des co-auteurs du rapport intitulé Pour une sobriété numérique publié par le Shift Project en 2018. Il a également été le co-éditeur de numéros spéciaux dans les revues Multitudes (n°76 avec Laurence Allard et Cyprien Tasset, entre autres, « Est-il trop tard pour l’effondrement ? »), Sciences du Design (n°11, « Anthropocène et effondrement », avec Laurence Allard).
Lors de sa conférence le 5 novembre à Rennes, il axera son propos sur ” les temps de la redirection écologique”.
Faire cohabiter les temporalités, organiser les transformations. La question centrale sera celle de la cohabitation de multiples temporalités au sein des territoires : rythmes quotidiens et saisonniers, temps du vivant, durées des infrastructures, échéances économiques et politiques, temps de l’apprentissage et des parcours de vie. Comment organiser leurs relations lorsque certaines activités doivent diminuer, que des fonctions essentielles doivent continuer et que de nouvelles manières de les assurer demandent du temps pour se consolider ?
À partir des enquêtes territoriales, notamment du travail mené avec Olivier Erard sur l’ingénierie de la redirection, il questionnera la durée d’un équipement, la continuité d’une fonction et la soutenabilité de la trajectoire qui les porte. En s’appuyant sur un cas concret de territoire, il s’agira de montrer que maintenir, suspendre, expérimenter, transmettre des compétences et prendre en charge les suites d’une fermeture peuvent relever d’un même présent. Les équipements, les métiers, les usages et les obligations ne basculent pas ensemble. La cohabitation demande donc à être organisée, tout en évitant que le maintien transitoire ne prolonge indéfiniment une trajectoire insoutenable. Pour finir sur la question de la gouvernance et sur la justice temporelle.
Vous avez hâte de l’entendre ? Alors, les inscriptions , c’est par ICI
