Présentation de l’association

Créée en 2004, l’association Tempo territorial est le réseau national des acteurs des politiques temporelles. Il réunit des Collectivités, des organisations scientifiques, des associations, des consultants, des entreprises, des individus soucieux de faciliter la conciliation des temps personnels et professionnels.

Tempo territorial organise plusieurs fois par an des conférences « les Mardis de Tempo » et une fois par an « Les Temporelles »,  deux jours d’échanges approfondis avec les acteurs concernés sur des thématiques très variées où le point d’entrée est toujours le temps : accessibilité aux services publics, ville servicielle, nouvelles technologies, relations urbain/rural etc.

Tempo territorial favorise l’échange, le partage, l’apprentissage, la mutualisation, la coopération entre acteurs des politiques temporelles, de manière à :

– Accompagner les acteurs des territoires dans la mise en œuvre des politiques temporelles,

– Intégrer la dimension temporelle, à des échelles pertinentes, dans les domaines de l’aménagement et de l’environnement, du développement économique, des transports, de l’action sociale, culturelle, sportive, de loisirs etc.

– Construire un lieu de capitalisation, un centre de ressources et d’innovations sur les enjeux temporels et favoriser l’échange de bonnes pratiques, en terme de sensibilisation, d’analyse méthodologique, d’organisation de la concertation, de mise en œuvre d’action concrètes, de communication etc.,

– Permettre le débat public, à l’échelle locale, nationale et européenne sur les pratiques temporelles entre pouvoirs publics, entreprises, habitants, salariés, usagers et leurs représentants.

Pourquoi s’intéresser aux politiques temporelles ?
TEMPO territorial : mieux articuler les temps de vie des personnes et des organisations

Mieux prendre en compte l’évolution rapide des rythmes de vie individuels et collectifs, tel est le nouveau défi lancé en Europe aux collectivités publiques comme aux organisations privées.

Car ces rythmes ont changé. Ceux de l’économie industrielle font partie du passé et les femmes sont rentrées durablement sur le marché du travail même lorsqu’elles ont plusieurs enfants. A cela s’ajoutent l’éclatement des formes d’emplois, la flexibilité des horaires, la réduction du temps de travail, mais aussi sa densification, la volonté de profiter pleinement du temps libéré, de se former tout au long de sa vie, l’apparition plus fréquente des périodes de chômage ou de la retraite plus tôt que prévu. Le travail se transforme, l’espace privé change de sens avec l’introduction des technologies de communication à domicile, chacun des habitants et chacune des organisations vit à plusieurs échelles : celle de la sphère professionnelle, des proches, des loisirs, de la consommation. Les rythmes collectifs sont moins nombreux. L’individualisation des modes de vie progresse et du coup ce que l’on appelle la désynchronisation des rythmes privés et publics également.

Pour les personnes en activité, mieux concilier travail, formation, loisirs, familles, activités citoyennes, devient un souhait partagé par le plus grand nombre, quelque que soit la condition sociale : salarié, chef d’entreprise, responsable de services publics ou privés, élus, jeunes ou moins jeunes, habitants des villes ou des espaces de faible densité. La question de la conciliation, c’est à dire de l’articulation de ses différents temps de vie, est au cœur des préoccupations de tous les jours et conditionne la qualité de vie au sein des territoires.

S’intéresser aux démarches temporelles d’un territoire signifie porter attention à la vie quotidienne des habitants, à leurs nouvelles contraintes personnelles et collectives, à leurs relations avec l’offre des services publics, à leurs adaptations souhaitées en matière de transport, de modes de gardes, d’organisation du travail, de formes d’emploi, de temps libéré. Cela signifie aussi prendre en compte les services privés manquants pour que la maîtrise du temps soit la même pour tous. C’est d’ailleurs cet objectif politique –à la fois global et très concret- qui a entraîné une attention aussi importante de la part des collectivités, des entreprises, des associations et des habitants concernés.
Ces adaptations –construites et non subies- élaborées avec les acteurs concernés, garante d’égalité entre les hommes et les femmes, d’égalité des chances, de démocratie, sont illustratrices des politiques locales de développement durable.

Diffuser une méthode originale de conciliation
Les rythmes de vie et de travail fonctionnant de manière de plus en plus autonome et individualisée pour tout un chacun, des tensions de toute nature peuvent naître entre les besoins d’un individu aux démarches multiples, et qui revêt des statuts différents, voire contradictoires (tour à tour usager, citoyen, consommateur, parent d’élève, piéton, jeune ou moins jeune, habitant le territoire ou en transit), parfois au cours de la même journée.Cette phase doit être bien identifiée car son repérage minutieux, son diagnostic, conditionne la mise en œuvre d’une véritable conciliation entre les acteurs concernés, par exemple autour d’un problème d’accessibilité horaire, ou d’articulation entre des temps de travail et hors travail, ou de gestion d’un espace public aux usages conflictuels.
L’originalité de la méthode réside bien dans la mise en évidence d’une phase qui est souvent atténuée artificiellement et qui ne permet donc pas de rapprocher des points de vue contradictoires, par exemple entre employeurs, salariés, usagers, citoyens d’un secteur territorial donné.Repérage des tensions, diagnostic partagé, conduite d’une médiation associant tous les acteurs concernés, construction partenariale de solutions à chaque fois différente selon les contextes territoriaux, donc innovante, sont les caractéristiques d’une démarche de conciliation, garante d’une maîtrise du temps individuel et collectif au bénéfice du plus grand nombre.

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